Sans Heures Fixes

                    Sans Heures Fixes
Années cyniques empoisonnées de rêves bucoliques.

Piano bar, rue des Anglais.
Gare de l'Est, 1000 rêves saturés
Quelques gouttes de vin blanc,
Témoins passifs de la course du temps
Horloges sans aiguilles rouillées par les ans
Coktail d'effarement dans les rues
Trottoirs usés, trempés d'amertume
De pluie, de cris sur le bitume
Chansons folkloriques, ivresses nocturnes
Réverbères éteints, comme de coutume.
Névrose présente dans nos habitudes
Engendrée par cette perte d'aptitudes
Futur souillé par le passé
Mais quand on y pense, tout recommence.

Suivre indéfiniment la cadence.


(Oui, 100 heures fixes. )

# Posté le jeudi 24 avril 2008 06:41

Les Enfants du Chaos.

Les étoiles se battaient les unes avec les autres pour obtenir leur place dans un ciel d'encre.
Comme nous, elles étaient nombreuses et brillaient d'une façon différente, et comme nous, elles étaient à des milliers d'années lumière de tout. De la Terre, de la vérité, de la vie.
Succession de jours ordinaires, nous faisions la paire. Et pourtant, ce n'est pas avec toi que j'ai avancé.
Je dirais plutôt que l'on stagnait tous les deux, à être trop bien et pourtant si mal, à nous croire invincible alors que nous n'étions rien, finalement. Nous avions des rêves criblés de fautes, de fuites et d'évasion.
Mais à force de courir, encore et encore, on a fini par se casser la gueule, littéralement.
Tu as attrapé un caillou dans la chaussure, sur le chemin de la vie. J'ai voulu te suivre, mais tes pas reculaient les miens. Il fallait bien que l'un gagne la course. J'ai pensé t'attendre, j'ai essayé, mais je n'ai pas pu.
Pour la première fois, je te demande pardon. Pardon à toi qui m'a fait souffrir.
Egoïstement, je suis tombé dans cette spirale.
Pardon à toi qui m'a vu courir, alors que tu ne parvenais plus à avancer.
Pardon de t'avoir aimé si mal, mais de t'avoir aimé quand même.




C'était un soir de Juin, on s'était assis sur un banc à l'orée d'une forêt.
La valse de l'été entamait ses premières notes aigrelettes, douces et mélancoliques.
Les pluies diluviennes avaient laissées un champs magnifique, bordée de mille fleurs qui balançaient leur corolle sur un fond de vent glaçé.
- Marilyn, ou est-ce que tu te vois dans 10 ans ? m'avais-tu demandé.
Je détestais évoquer l'avenir, cette peur qui me rongeait et dont je n'osais te parler.
- Je ne me vois pas, je n'arrive pas à me voir. Et toi?
- Je me vois dans un champs, comme ici. Avec toi.



Menteur.




A cet instant , tous mes doutes s'étaient évanouis, mais quelque chose me disait que c'était la fin.
De tout, de nos escapades, de nos cigarettes éparpillées un peu partout, de ces mots abstraits.
J'ai pris mon chevalet, je l'ai installé à côté de nous et le fusain ne dessinait rien.
Ce n'était pas l'inspiration qui manquait, mais rien ne m'évoquait cette situation dans laquelle nous étions.
Aucun dessin ne représentait ce que nous vivions. C'était plus qu'indescriptible, c'était un souvenir qui devait,
je le sentais, rester flou, inerte.
Alors j'ai dessiné une infinité de choses qui ne ressemblaient à rien, simplement pour marquer cette journée, cette soirée d'été aux notes larmoyantes.
Le croquis était desastreux, tu t'es moqué de tous ces points qui se chevauchaient.
- Pourquoi des points Marilyn?
- Pourquoi pas?
- Je croyais que tu détestais que je dise ça, tu m'as fait en souriant.
Ce sourire amer, désuet, incroyable, je le connaissais par coeur.
Ton visage, chacunes de ces expressions, étaient imprégnées depuis le premier jour, ou l'on s'était rencontré, sur les bancs de l'orphelinat. Ce premier jour qui marquait le début de quelque chose dont nous ne connaissions rien, de ce rien dont nous connaissions tout.
- Quand est-ce que tu arrêteras ces peintures spectrales, Marilyn? Fais moi quelque chose de sensationnel, d'agréable, s'il te plaît.

Mon dernier croquis c'était toi, sur ce banc teinté de graffitis.
C'était toi, une cigarette au coin de la bouche,toi qui regardais ailleurs.
Toi qui savait, que tu étais déjà loin.








# Posté le lundi 31 mars 2008 14:07

On s'promets pas la Lune quand on sait qu'on atteint même pas le ciel.

On s'promets pas la Lune quand on sait qu'on atteint même pas le ciel.
J'aimerai passer ma vie à dormir.


Pas pour m'exiler ailleurs forcément , pas pour mourir.
Peut-être pour être plus proche encore de ce néant tant redouté,
de cette suite d'images, de clichés à la fois figés et instantanés,
de cet infinité de sonorités troubles,
de ces instants ou le corps et l'esprit sont au repos et à la fois en mouvement.
Parce que ce monde est celui de notre conscient et de notre inconscient,
Parce qu'il est plus profond, parce que chaque objet est une interprétation,
Parce que tout est possible.
Parce que cette prison de rêves est plus attrayante que cette prison
de réalité dont nous sommes victimes, témoins et fautifs à la fois chaque jours.
Peut-être aussi parce que c'est lâche d'être bien, ou mal et que l'on peut se réveiller à tout instant.
Parce que personne n'a rien à dire, que je suis seule dans cet ailleurs,
et à la fois entourée de personnes qui ignorent jusqu'à leur présence.
Parce que le temps n'a pas d'emprise dans ce coin de nous même.
Parce que cet endroit est le plus intriguant et le plus mystérieux.
Une floppée d'images en noir et blanc, en couleurs, à l'horizontal, à la vertical.
Parce que dans ce monde je suis ce que je veux et non pas ce que je dois.
La beauté, l'horreur , les souvenirs, le surnaturel, en un même lieu.
Un lieu qui change constamment, un décor en mouvement constant.
Une fuite dans l'espace, un JEU.
Un Univers parallèle particulièrement Dangereux.


Sommeil Extatique sans Anxiolitique.

Lily ®


# Posté le dimanche 30 mars 2008 14:52
Modifié le lundi 31 mars 2008 12:37

J'ai immortalisé ma faiblesse en 2006. J'ai photographié ma Lubie. Je l'ai fait. Mes craintes ne sont rien à côté de celle là.

J'ai immortalisé ma faiblesse en 2006. J'ai photographié ma Lubie. Je l'ai fait. Mes craintes ne sont rien à côté de celle là.
Mon Cauchemar.
Ma Hantise.
Mon Calvaire.
Ma Phobie.
Mon Echappatoire.
Mon Idylle.


On a tous peur de quelque chose, et au delà de cette peur il y a un mot, un passé, une interrogation. L'inconscient? Le subconscient? L'effarement? La beauté ? La contradiction? La bêtise? La souffrance? L'ambiguité? La nonchalance? L'indifférence? Le masochisme?

L'effronterie? L'envie?

La Tentation.



# Posté le jeudi 27 mars 2008 15:53
Modifié le dimanche 30 mars 2008 14:21

Vas y, Je lui ai dit, appuie sur la gachette et Tire toi. Tire moi par la même occasion.

Vas y, Je lui ai dit, appuie sur la gachette et Tire toi. Tire moi par la même occasion.
Tais. Toi. Quand. Tu. Parles.



Je l'ai vu me tuer.
Mais il a un alibi.
Je vous jure, il a dit qu'il m'aimait.


ET MERDE.

# Posté le jeudi 27 mars 2008 15:05